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Dominique LEFEBVRE
Président de l’agglomération de Cergy-Pontoise
Maire de Cergy
Cergy le 28 mai 2009
Madame, Mademoiselle, Monsieur
Les élections européennes auront lieu le 7 juin prochain et il n’y aura qu’un tour. Je m’adresse à vous aujourd’hui afin de vous inviter à participer nombreux à ce scrutin et convaincre toutes celles et ceux qui hésitent encore de l’importance de ce vote.
L’Europe paraît parfois bien loin de vos préoccupations quotidiennes. Pourtant, les choix faits par les Etats au niveau européen sont déterminants pour notre avenir. Et selon que vous choisirez de voter pour telle ou telle liste, l’Europe de demain sera bien différente.
La crise que traverse le monde nous inquiète tous. Elle oblige à la redéfinition des politiques en matière économique et sociale en France comme en Europe et dans le Monde. Au moment ou une autre grande puissance, l’Amérique de Barack OBAMA, met en œuvre une politique capable de changer les règles du jeu en matière économique, nous devons impérativement agir pour que l’Europe, elle aussi, choisisse la voie de la solidarité et du développement durable plutôt que celle du libéralisme et de la dérégulation.
C’est le véritable enjeu du 7 juin ! Vous devrez choisir entre l’Europe d’aujourd’hui majoritairement dominée par une droite libérale qui ne répond pas à la crise, et celle que nous voulons construire avec les 33 partis socialistes européens réunis dans le Parti socialiste européen (PSE), une Europe sociale, écologique, démocratique et solidaire qui assure notre avenir.
En Ile-de-France, la liste du Parti socialiste est conduite par mon ami Harlem Désir et elle compte deux élus de notre agglomération : Alain Richard, vice-président du PSE, maire de Saint-Ouen l’Aumône et ancien ministre de la Défense ; Céline Pina, jeune maire-adjointe de Jouy-le-Moutier.
Je vous invite à voter pour eux le 7 juin. Ensemble, nous montrerons notre volonté de favoriser l’émergence d’une Europe démocratique et sociale. En choisissant la liste renouvelée et diversifiée conduite par Harlem Désir, nous ferons le choix d’une Europe solidaire et écologique qui s’oppose au laisser faire des marchés.
A Cergy, je souhaite pouvoir compter sur votre engagement comme vous savez pouvoir compter sur le mien,
Très cordialement à vous,
Dominique LEFEBVRE
Le 7 juin entre 8h00 et 20h00, votez !
Quelles sont les compétences de la région en matière de transport et plus particulièrement le RER ?
La Région a, depuis la loi du 13 août 2004, un rôle majoritaire au sein du Syndicat des Transports d’Ile de France. En effet, avec cette loi de décentralisation, c’est une réforme majeure de l’organisation des transports publics en Ile-de-France, une évolution importante qui est franchie. En effet, cette loi de décentralisation consacre :
le retrait de l’État du Conseil d’administration du STIF,
la participation désormais majoritaire de la Région,
l’extension des compétences du STIF,
des modalités simplifiées et élargies de délégation par le STIF de certaines de ses compétences à des collectivités locales.
C’est après une longue période de bras de fer entre l’Etat et la Région Ile de France que cette nouvelle organisation a pu se mettre en place en 2006. Le Président Huchon a fait le maximum pour que les charges soient compensées par l’Etat, ce qui a été une négociation extrêmement difficile et qui n’a pas abouti complètement évidemment.
Quels sont les rôles de l'Etat, de la SNCF, de la RATP et de RFF ? Ne serait t il pas plus simple d'avoir qu'un ou deux acteurs ? Est-ce une piste à l'étude ?
La SNCF, la RATP et sont des entreprises de transports, RFF est propriétaire de certains réseaux. Aujourd’hui, le STIF est l’autorité organisatrice des transports en Ile de France et est ainsi le garant de leur fonctionnement. C’est – à mon avis – un bon système car il met les collectivités au cœur du dispositif et leur permet de prendre des décisions stratégiques en fonction des besoins de leurs territoires.
L’Etat reste majoritaire au sein des entreprises de transports (SNCF, RATP) et le STIF a pour la première fois de son histoire, signé avec ces entreprises des contrats sur la base d’objectifs précis, qui vont de la bonne marche des escalators dans les gares à une meilleure qualité de service et du matériel rénové. Critères renforcés, indicateurs plus précis et plus nombreux, malus, le STIF consacre plus de 13,5 Md€ à ces contrats en installant de nouvelles relations partenariales avec les transporteurs.
Depuis 1 an que le RER A est passé à une fréquence de 10 minutes, il n'y jamais eu autant d'incidents, de retards et d'annulation. Problème de réflexion en amont, précipitation électorale ou malchance ?
Depuis l’installation du nouveau STIF et donc grâce au rôle prépondérant qu’y joue la Région, nous avons obtenu un RER toutes les 20 minutes le week-end, puis le RER toutes les 10 minutes en semaine depuis début 2008. Le STIF a également mis en place progressivement davantage de rames à 2 étages. Pourtant, cela reste insuffisant, à cause de dysfonctionnements permanents qui sont inacceptables et ce, en raison du passif laissé par l’Etat.
La réflexion en amont a eu lieu puisque les élus de l’Agglomération et notamment Dominique Lefebvre étaient depuis longtemps en négociation avec le STIF sur ces questions d’amélioration. Nous avons abouti grâce à l’écoute de Jean Paul Huchon et aux administrateurs du STIF qui ont voté des crédits supplémentaires. Cela étant, on ne peut combler en 4 ou 5 ans le retard pris par l’Etat depuis des dizaines d’années en matière de matériel. Le STIF se trouve confronté aujourd’hui à l’obsolescence du matériel et il a déjà pris des décisions importantes pour le renouveler. Mais le retard est immense.
Il faut savoir également que les dysfonctionnements sont aussi souvent dus à des incidents voyageurs (vandalisme, malaises ou suicides).
Conscient de ces difficultés, le STIF a décidé d’injecter l’an dernier 450 millions d’euros pour le RER A.
Qu'en est-il de l'interconnexion à Nanterre-Préfecture ? Qui bloque le dossier ? Quels sont les problèmes actuels qui empêchent d'avancer.
Il n’est effectivement pas normal que les contraintes liées à l’interconnexion SNCF/RATP à Nanterre pénalisent les utilisateurs cergypontains du RER A. A ce jour, des questions de statuts de personnels ne sont pas réglées entre les entreprises RATP et SNCF. Cependant, c’est une question qui a été résolue sur une branche du RER B. Le travail continue sur le RER A.
On trouve souvent aux heures creuses des RER à 2 étages, ce qui n'est pas toujours le cas aux heures de pointes. Est-il prévu des ajustements ? Des achats de nouvelles rames
?
La question des rames à double étages est aussi une question de stationnements et de retournements dans les gares. Cependant les nouvelles rames qui ont été commandées tiennent bien-sûr compte de des questions.
Le RER sera un thème fortement abordé lors des élections régionales. Quel est le bilan de ce mandat et les propositions du PS ?
Nous sommes attendus sur la question des transports qui sera au centre de la campagne des élections régionales de mars 2010.
Pour ce qui du bilan, nous avons investi plus en 3 ans que l’Etat ne l’avait fait en 20 ans !
Chaque année le conseil régional apporte 1,35 milliard d’euros pour les transports : augmentation du nombre de métros, de trains, de bus, création de nouvelles lignes, rénovation du matériel, financement de la carte Imagin’R, suppression des zones 7 et 8, gratuité ou réduction de 75% des tarifs pour les plus démunis (…).
L’Etat continue de se désengager. Les budgets qu’il consacre aux transports publics franciliens ont diminué de 50% depuis 2002 alors même que le nombre d’usagers a augmenté de 20% !
Pour ce qui est des projets, Jean-Paul Huchon vient de décider, en lien avec les conseils généraux, et après avoir sollicité en vain l’Etat, de lancer un Plan de Mobilisation pour les transports de 18 milliards d’euros. Face à l’urgence de la situation, les collectivités dirigées par la gauche ont pris leurs responsabilités. Ce plan, qui répond vraiment à nos difficultés quotidiennes et prépare l’avenir de notre région, mettra en place :
Des projets à réaliser en urgence
Les schémas directeurs des RER ; la désaturation de la ligne 13, le renouvellement du matériel de la ligne A
Des projets à accélérer :
Mise en œuvre du Plan Banlieue (T4 sur le plateau de Clichy-Montfermeil ; Tangentielle Nord 1er phase ; Barreau de Gonesse ; Tram-train Massy-Evry 1er phase)
Des projets structurants comme par exemple la 2ème phase du tram-train Massy-Evry ; le prolongement de la ligne 11 du métro et du TVAM à Juvisy ; le T1 à Val-de-Fontenay…
La réalisation de 2 grands projets :
Arc Express : rocade ferrée en première couronne
Le prolongement du RER E (EOLE à l’ouest) jusqu’à La Défense.
Ce Plan a été présenté une première fois en juin 2008. Il était proposé à l’Etat de s’associer à sa réalisation. Il lui avait été demandé de nous permettre de bénéficier de ressources supplémentaires pour financer les transports (mesures que seul le législateur peut prendre) comme par exemple l’augmentation du Versement transport, le reversement du FARIF ou la taxation des plus values foncières ou immobilières. Sans réponse et face à l’urgence, nous avons décidé de prendre nos responsabilités et Jean Paul Huchon a proposé ce plan ambitieux qui répond aux besoins des Franciliens.