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Mercredi 5 mars 2008
Bonjour,

Ne vous fiez pas seulement au titre, lisez d'abord l'article

Seif Eddine Trabelsi

 

LEMONDE.FR | 05.03.08 | 12h45  •  Mis à jour le 05.03.08 | 13h01

 

Le 28 mai 1890, Jean Jaurès publiait dans La Dépêche du Midi un superbe éditorial qu'il titrait "Patrons français, soyez fiers de l'être". Dans cet hymne à tous ceux qui exercent la difficile fonction de direction dans l'art de produire, il dit à la fois son admiration et son intelligence profonde de leurs risques, de leurs difficultés et de leurs peines. Il fixait en même temps, on l'a trop oublié, la ligne générale de la social-démocratie internationale dès lors que celle-ci a abandonné l'idée de remplacer le capitalisme et sa brutalité mais aussi l'économie de marché par l'administration centralisée de l'économie plus ou moins appuyée sur l'appropriation collective des moyens de production et d'échange.

Assurant la liberté d'entreprendre, de produire et de commercer, l'économie de marché est à la fois le point d'ancrage et la garantie de la liberté tout court dans notre civilisation. Elle est vieille de plus de trois mille ans. Vieux, lui, d'à peine plus de deux cents ans, le capitalisme y a ajouté – par la machine et l'épargne collectivement utilisée – un système de production de masse inouï dont on n'a jamais inventé ni l'équivalent ni le substitut.

Dès la fondation du capitalisme, nombreux furent ceux qui remarquèrent qu'il avait d'autant plus besoin d'éthique qu'il avait moins besoin de règles. Les créateurs de la théorie économique qui l'encadrait étaient presque tous des moralistes : Adam Smith, David Ricardo, François Quesnay… Et l'un des plus rudes patrons industriels de la première moitié du XXesiècle, Henry Ford, estimait que la capacité du capitalisme à éviter les règles étatiques paralysantes était directement liée à sa capacité de s'imposer une éthique exigeante. Notamment, par exemple, le principe qu'un patron ne saurait se payer plus de quarante fois le salaire moyen de ses salariés. Cette règle fut respectée jusque vers les années 1990.

Il est utile de se souvenir de tout cela quand explose en France le scandale de l'UIMM, aggravé du scandale de l'indemnité de départ de Denis Gautier-Sauvagnac – vingt-six fois le salaire annuel d'un agrégé de l'université – et compliqué du refus de la fédération patronale de la métallurgie d'accepter la remise en ordre exigée par la présidente du Medef, Laurence Parisot. Cette très efficace et droite présidente de PME a bien compris que l'affaire était essentielle. A l'évidence, il y a du souci à se faire si le système devient illégitime et inacceptable. Mais il y a beaucoup plus. Cet incident survient à un moment où tous les pronostics de croissance économique sont révisés à la baisse, où une crise bancaire et financière fait rage, bref où il semble que nous entrions dans une récession mondiale.

L'ouverture de la crise se fait dans le secteur des prêts hypothécaires américains. Elle est le résultat d'une technique bancaire nouvelle consistant à prêter massivement de quoi devenir propriétaire de son logement à toute une population aux revenus moyens ou faibles, sans se soucier des possibilités de remboursement. L'espoir du gain pour les prêteurs n'est plus fondé sur le paiement des loyers, mais sur la valeur des maisons que l'on expropriera et revendra autant que nécessaire. Un million trois cent mille Américains ont été ainsi expropriés ces deux dernières années et trois millions d'autres sont menacés. L'effondrement du système traduit la résistance sociale à cette situation. La rapacité bancaire s'est là débarrassée de tout scrupule découlant du fait que ses victimes étaient des êtres humains. La cause majeure de la crise est clairement l'immoralité.

Deuxième élément. Les détenteurs de ces créances douteuses savaient fort bien que les titres dont ils s'étaient ainsi rendus propriétaires étaient frelatés. Plutôt que d'analyser, de provisionner et de soumettre le tout aux régulateurs nationaux ou aux agences de notation, ils ont préféré mélanger ces titres avec d'autres, moins incertains, pour revendre dans le monde entier de tels paquets de crédits, dont le mélange avec des crédits dérivés assurait l'opacité totale. C'est une deuxième immoralité massive, également liée à l'esprit de lucre. Et c'est ainsi que toutes les grandes banques de la planète ont vu leurs bilans infestés de créances incertaines dont le montant est imprévisible : on parle de centaines de milliards de dollars. Les banques se sont mises à se méfier les unes des autres, et donc ne se prêtent plus, ce qui est le mécanisme même de l'aggravation de la crise financière en même temps que de sa transmission à l'économie physique, réelle. Ainsi nous acheminons-nous vers une récession aux proportions incalculables.

Troisième élément. Tout cela n'aurait peut-être qu'une gravité limitée à la seule sphère financière si au même moment nous ne rencontrions pas les prodromes d'une crise économique. De 1945 à 1975, le capitalisme reconstruit d'après-guerre, parce que sérieusement régulé, a connu dans le monde développé une croissance régulière et rapide (5% par an), une absence complète de crises financières internationales et surtout le plein-emploi partout.

Depuis les années 1990, la croissance est molle, inférieure de plus de moitié aux scores de l'ère précédente, les crises financières régionales ou mondiales se multiplient, et le quart de toutes nos populations sont soit au chômage, soit en travail précaire, soit encore exclues du marché du travail et tout simplement pauvres.

La principale cause de ce drame planétaire est le réveil de l'actionnariat. Celui-ci, plutôt maltraité de 1945 à 1975, s'est réveillé et puissamment organisé en fonds de pension, fonds d'investissements et fonds d'arbitrage ou hedge funds. Il a pris souvent le pouvoir et toujours de fortes minorités dans toutes les grandes entreprises de la planète. Il a partout pressuré les revenus du travail pour assurer de meilleurs dividendes. En trente ans, la part des revenus directs et indirects du travail a perdu près de 10% dans le partage du PIB dans tous les pays développés au bénéfice du profit et non de l'impôt.

La stagnation des salaires réels, l'externalisation des tâches vers des PME sans syndicats et soumises à l'aléa des renouvellements de contrats, la multiplication des contrats précaires et bien sûr la multiplication des OPA, moyens de soumettre les directions à l'obligation de mettre en œuvre ces pratiques, sont les diverses formes de diffusion de ces politiques. La baisse des revenus salariaux dans le PIB est celle des revenus les plus disponibles pour la consommation, qui, faute de moteur, devient faible. C'est l'essentiel de nos classes moyennes supérieures, qui, via les placements boursiers, a mis ses espoirs dans le gain en capital et non plus dans le résultat du travail. Nouvelle immoralité.

Quatrième élément. Les générations d'aujourd'hui deviennent âpres au gain. On a appris il y a deux ans comment les grandes banques ne peuvent actuellement éviter de surpayer leurs traders : ils s'en vont en Asie. Jérôme Kerviel a même démontré comment on pouvait être désintéressé pour soi-même en servant, jusque dans la démesure, un système fou d'accaparement. Les indignités cumulées d'un Antoine Zacharias [ancien PDG de Vinci qui a perçu 13 millions d'indemnités] ou d'un Noël Forgeard [ex-président d'EADS parti avec une prime de 8,5 millions d'euros], ou celles de l'UIMM sont presque peu de chose comparées à ce qui se passe ailleurs. Siemens, Volkswagen et la Bundespost sont confondues de corruption ou de fraude fiscale. Le nombre de sociétés en délicatesse avec la justice pour cause de trucages comptables, de délits d'initiés ou d'abus variés devient inquiétant. Nombre d'entre elles sont poussées à ces délits par leurs propres cadres.

Pour moi, la cause est entendue : le capitalisme sombre sous l'immoralité. Nous sommes en train de découvrir qu'il risque techniquement d'y succomber. Tel est le contexte de l'affaire de l'UIMM. Ne sourions pas de ce combat sans merci interne à une catégorie de gens à laquelle nous n'appartenons pas : les riches. Le problème est que leur voracité menace le système lui-même dans lequel nous vivons. Le combat de Mme Parisot nous concerne donc tous : il ne s'agit pas seulement de redonner sa dignité à un système qui en a bien besoin, mais surtout de lui permettre de revenir à un fonctionnement efficace et régulier. Nous avons choisi la libre entreprise. Elle exige de bons patrons, respectables et intègres. Sans éthique forte, il n'y a plus de capitalisme. Il va probablement devenir nécessaire que la règle publique y pourvoie.

 

Michel Rocard est député socialiste européen et ancien premier ministre

par Parti Socialiste de Cergy publié dans : Tribunes
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Jeudi 17 janvier 2008
Monsieur le Député Axel PONIASTOWSKI,


Je soumets le texte ci-dessous à votre sagacité. Qu’en pense le représentant du Peuple que vous êtes ?

D’avance, merci pour l’attention que vous voudrez bien porter à ma requête.


Recevez, Monsieur le Député Axel PONIASTOWSKI, mes Salutations Républicaines et Laïques.


Patrick MEULEMAN

CERGY

Ratification du Traité constitutionnel

Le Président de la République et le Gouvernement tentent de faire ratifier par le Parlement le traité de Lisbonne, qui instituerait la suprématie de l’Union Européenne sur les États d’Europe, malgré le rejet par le Peuple Français du traité précédent en 2005. Les partisans de cette procédure la prétendent constitutionnelle, et allèguent l’intention avouée pendant la campagne électorale par le président en exercice.

Ces assertions sont-elles fondées ?

En démocratie, le Peuple, formé par l’ensemble des citoyens, est le seul souverain, et le pouvoir constituant appartient à lui seul. La Constitution affirme ainsi, en son article 2, que « le principe de la République est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », et en son article 3 que « la souveraineté nationale appartient au peuple ».

A chaque élection législative, le Peuple souverain délègue partiellement le pouvoir constituant à ses représentants, qui sont habilités à modifier la Constitution, selon une procédure fixée par la Constitution elle-même. Mais cette délégation implicite n’habilite les représentants du Peuple ni à bouleverser la Constitution, ni à l'abroger.

Or le traité que le pouvoir exécutif tente de faire ratifier instituerait un pouvoir supérieur à celui de la République, et un ordre constitutionnel absolument supérieur à l'ordre constitutionnel républicain. Il ne s'agit donc pas seulement de modifier la Constitution mais de subordonner la République à un pouvoir extérieur. Un changement si radical ne peut être accompli par des représentants élus selon la procédure législative ordinaire. Deux voies, et deux seulement, sont possibles :

  •  Soit le Peuple exerce directement son pouvoir constituant, par voie de référendum ;
  •  Soit il l'exerce par l'intermédiaire de représentants spécialement habilités, élus explicitement dans ce but, après une campagne électorale toute entière passée à discuter de ce projet. L'assemblée munie d’un tel mandat est alors officiellement constituante.

Or les parlementaires à présent en exercice n'ont pas été élus ainsi. Donc le pouvoir constituant ne leur a pas été confié, et par conséquent ils n'en sont pas dépositaires.

Le Président de la République « est le garant de l'indépendance nationale» et « veille au respect de la Constitution », selon l’article 5 de celle-ci. Moins que quiconque il ne peut donc proposer de l’altérer, encore moins de la subordonner à un autre texte normatif. Mandataire du Peuple, sa volonté ne saurait prévaloir sur celle du Souverain.

Les partisans du traité proclament eux-mêmes que ce texte a été rédigé dans les mêmes intentions que le traité de 2005, dont il reprend toutes les dispositions principales et, presque phrase pour phrase, les dispositions de détail, dont seul l’ordre a été modifié et la présentation embrouillée. Semblables par le but, la substance et la forme, ces deux textes sont essentiellement identiques.

Le traité de Lisbonne est ainsi d’emblée caduc, puisque le Peuple souverain a déjà décidé d’en refuser toutes les dispositions par sa libre décision de 2005. Nul pouvoir n’étant au-dessus du Peuple, ce que le Peuple a décidé ne peut être modifié que par lui.

Prétendre que des mandataires sans mandat puissent violer la volonté des mandants, prétexter du discours d’un seul homme, et d’un homme qui enfreint délibérément le devoir de sa charge, pour renverser la Constitution, c’est vouloir abolir la République et anéantir la souveraineté du Peuple. C’est inciter au crime de forfaiture. C’est déchirer le contrat social, détruire la foi publique, ébranler la concorde civile, ruiner les bases mêmes de la vie commune.

Selon l’article 4 de la Constitution « les partis et groupements politiques doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ». Toute personnalité politique qui accepterait de ratifier ce traité se placerait donc d'elle-même hors de l'ordre constitutionnel, comme les parlementaires qui, en 1940, prétendirent accorder illégitimement, et à un seul homme, un pouvoir qu'ils ne détenaient pas. Pis encore, cette usurpation résulterait, comme jadis, d’une pression de l'étranger, approuvée par des groupes sociaux dominants prêts à l’utiliser pour pérenniser leur domination.

Quiconque ratifierait, ou tenterait de faire ratifier, ce traité perdrait donc, par ce fait lui-même, tout pouvoir de représenter le Peuple ou d'agir en son nom.

Si ce traité était ratifié, les pouvoirs législatifs et exécutifs de la France seraient ainsi caducs, et le pays n'aurait plus qu'un parlement, un gouvernement et un président de fait, auxquels nul citoyen ne devrait plus allégeance, jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel républicain.

Vive la République !

Christian Darlot

par Patrick Meuleman publié dans : Tribunes
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Mardi 15 janvier 2008
Gauche-cherche-leader.jpg

Chers amis de Libération, votre une du 8 janvier « Gauche cherche leader » était drôle et bien venue. Mais si le crime de particide n’est pas encore défini dans le droit contemporain, il est bel et bien en train de se commettre. Votre une est un élément du massacre.

Le Parti socialiste est en très mauvaise santé, en fait en quasi-paralysie, et cela depuis longtemps, nous le savons tous. Le traitement que l’on fait de cette situation dépend bien sûr du diagnostic. Et le diagnostic, c’est que la crise était latente depuis longtemps, s’est lourdement aggravée sous le mandat de François Hollande, et ne doit pas grand-chose à son départ. Elle est due pour l’essentiel au fait que le PS n’est plus capable de tenir un discours cohérent. Il n’a pas fait l’analyse de ce qui distingue le capitalisme de plein-emploi et de croissance rapide que nous avons connu de 1945 à 1972 du capitalisme de croissance molle, de précarité et de chômage que nous connaissons aujourd’hui. Il ne sait pas non plus quoi faire de l’Europe, à propos de laquelle la déploration de la mort de l’Europe politique ne saurait remplacer l’analyse pourtant manquante du rôle possible de l’Europe telle qu’elle est devant la crise économique et financière qui nous menace.

L’absence d’un futur leader qui s’impose et la multiplication excessive des candidatures peu évidentes est le résultat mécanique de cette situation : puisqu’il n’y a pas de discours, il n’y a évidemment personne qui soit capable de le prononcer mieux qu’un autre !

Cette situation a une cause simple et évidente : l’obligation où le PS s’est mis lui-même de ne parler qu’à l’unanimité. Le droit du Parti aujourd’hui c’est que le PS ne peut parler que si pro-européens et anti-européens sont d’accord, et que si sont d’accord aussi ceux qui veulent rejeter l’économie de marché et ceux qui comme moi pensent que ce n’est ni possible ni souhaitable. On ne peut évidemment rien dire de clair et de convaincant sous une pareille condition.

Formellement, cette contrainte autoparalysante est le résultat de la tragique décision de synthèse prise par François Hollande à la fin du 74e congrès du Parti (au Mans), contre le gré d’ailleurs de la majorité de sa propre majorité. C’était perceptible au Mans : la base du Parti voulait des signaux clairs, et ne veut plus promettre des ruptures infaisables et conduisant nul ne sait où. Cette même majorité latente qui veut réformer pas à pas, en n’annonçant que ce qu’on peut faire, était également repérable à l’université d’été de La Rochelle.

Or il faut à cette majorité potentielle du temps et de la sérénité pour maîtriser les données de ces controverses et pour préparer des choix rugueux et conflictuels mais clairs sans lesquels la social-démocratie française est vouée à la disparition.

C’est une vieille histoire. Depuis l’avant-guerre, chaque fois que les socialistes français ont une lourde difficulté politique, ils préfèrent, au prix de l’indécision, chercher leur sauvegarde dans leur «unité» ou leur «rassemblement» plutôt que de choisir les décisions claires et conflictuelles qui seules peuvent illustrer une ligne politique praticable, audacieuse et responsable. L’accumulation de ces non-décisions sur des décennies est la cause de la crise actuelle, qui est intellectuelle plus que de leadership.

Or il y a autre chose. Choisir maintenant le candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle de 2012, avant que le Parti ne se soit reconfiguré pour définir et soutenir le discours, c’est offrir aux médias une cible magnifique pour quatre ans. Personne n’est capable de résister quatre ans au pilonnage multiquotidien qu’implique cette situation. A toutes nos élections présidentielles de la Ve République, tous ceux qui sont partis trop tôt ont toujours perdu : Poher, Chaban, Barre, moi-même, Balladur et Royal. Seul Sarkozy semble démentir la séquence, mais il a eu la chance stratégique d’alimenter médias et opinion, sur une autre bataille, celle de la direction de l’UMP.

Jouer explicitement ce jeu, c’est-à-dire pour le PS choisir son prochain premier secrétaire en pensant choisir du même coup son candidat présidentiel, c’est offrir un surcroît de chances à Ségolène Royal. Or le problème est que cette candidate avenante et charismatique n’a à l’évidence pas les capacités nécessaires aux responsabilités qu’elle postule. Elle représente une certitude de défaite, au prix en plus d’une très grave crise dans le Parti.

Personne d’autre n’est actuellement disponible. Il est essentiel que Delanoë s’occupe de Paris exclusivement et pour longtemps, il est acquis que Dominique Strauss-Kahn fait son métier à Washington et pour longtemps.

L’émergence d’un nouveau leader charismatique est possible, c’est même la solution la plus probable, mais il faut des années pour que le PS soit capable de définir et d’adopter un vrai projet social-démocrate qui supporte le discours et les mêmes années pour qu’émerge le meilleur avocat de ce discours. Telle est la situation de fait.

La survie du PS mais aussi et surtout la salubrité générale et la préservation des chances de notre candidat pour 2012 exigent donc impérativement que notre première décision, au 75e congrès, le prochain, soit l’annonce que nous choisirons notre candidat pour l’élection présidentielle de 2012 à l’automne 2011 et en aucun cas avant.

Cela veut dire que le prochain secrétaire général aura comme mandat dominant sinon exclusif d’amener le Parti à accoucher d’un projet, c’est-à-dire de piloter les débats en provoquant chaque fois que nécessaire les votes discriminants nous amenant vers un peu plus de cohérence et de clarté en confirmant la voie sociale-démocrate qu’ont déjà choisie tous nos autres partis frères du Parti des socialistes européens. Il nous faut là une personne soucieuse de vision mondiale, d’analyses économiques et stratégiques et surtout pas un débatteur médiatique.

Nous n’aurons donc pas - et c’est une précaution de survie que de ne pas le chercher - un premier secrétaire charismatique et volubile, élu pour briller dans la controverse verbale permanente avec le chef de l’Etat. Or ça n’a aucune importance. Il n’y a aucun moyen connu de mettre en cause l’ultra domination de Sarkozy sur la France avant les élections présidentielle et législatives de 2012.

Au contraire, c’est plutôt la réapparition d’une opposition cohérente, respectée, sûre de son projet, et clairement en phase avec ses alliés internationaux qui donnera du poids à la présence du PS dans les débats, même si son nouveau chef n’est pas candidat présidentiel et ne privilégie pas le duel personnel dans les médias.

Nous serons moins fringants et moins personnalisés, mais nous serons plus rigoureux parce que plus cohérents. Naturellement cela va manquer au monde des médias. Vous aurez moins de photos conflictuelles, d’occasion de titres vengeurs et de grands moments d’affrontements à l’image. Tant pis.

Les conditions de maintien en bon état des grandes forces démocratiques du pays sont absolument prioritaires sur la pérennisation d’un débat médiatique qui n’intéresse que vous et dont l’opinion commence à se lasser.

C’est d’autant plus important à gauche que les dernières élections ont sanctionné l’impuissance définitive du PC, des Verts et des trotskystes. Le PS reste seul. Nous sommes nombreux à savoir assez bien comment le faire rebondir. Mais nous avons besoin pour cela que vous nous compreniez, au lieu de nous casser le travail.

C’est pour cela que votre une pleine d’humour tombe si mal.

Désolé de vous le dire aussi fermement.

 

par Michel Rocard publié dans : Tribunes
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Vendredi 11 janvier 2008
Drapeau-UE.jpg
Autant Mardi soir quand j'ai vaguement entendu sur une radio le message des députés, je me suis dit que le Parti Socialiste avait vraiment compris le message de Français et que le courage politique d'opposition allait revenir en force au sein de nos rangs, autant je suis atterré par l'annonce de boycott de nos parlementaires
En effet, que l'on soit favorable ou non à ce traité (copie conforme du projet de Constitution européenne je le repéte) et refusé par le peuple français en  mai 2005.  C'est donc à ce peuple (et à lui seul) de s'exprimer à nouveau par référendum. C'était dans notre programme présidentiel et c'est une question de cohérence et de démocratie.

Les socialistes ne peuvent accepter l'argument de  Sarkozy, qui prétend, contre toute réalité, qu'il s'agirait d'un « traité simplifié », d'un « mini traité », qui n'a pas à être soumis aux Français.

Car Sarkozy le sait, il se trouve que le référendum peut être obtenu. Il suffit pour cela que la révision constitutionnelle soit rejetée au Congrès de Versailles par 2/5 des parlementaires, ce qui est faisable. Il faut donc aller voter NON le 4 février prochain au congrés.

Il faut donc que les socialistes, la gauche, et aussi ceux, au centre et à droite qui considèrent que la démocratie n'est pas négociable dans notre pays, ne laissent pas s'accomplir ce véritable déni de démocratie .
 
Respectons les français, respectons nos engagements, respectons les enjeux européens qui doivent être de nouveau au centre de nos débats et propositions.
par Patrick Rouchette publié dans : Tribunes
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Mercredi 9 janvier 2008

Sarko-presse.jpg

La conférence de presse de N. Sarkozy aurait pu être jouée sur scène tant nous avons assisté à un grand numéro de comédien. Slogan majeur de la campagne de N. Sarkozy, le « travailler plus pour gagner plus » passe aux oubliettes devant la réalité des choses. « Le pouvoir d’achat » des Français devait également être le souci majeur du gouvernement. Force est de constater que là encore notre président ne s’y attarde plus. Pendant la campagne présidentielle Sarkozy se qualifiait de «Président du pouvoir d’achat». Lors de la conférence de presse la question a été esquivée. Du propre aveu des journalistes ce fut un one man show de super héros. A la fois acteur, producteur et réalisateur de ses spectacles qui ont un seul objectif : persuader les Français qu’il est le plus fort.

 

Il ne cesse d’expliquer que ses prédécesseurs n’ont rien fait pendant vingt ans. Méfions nous,  plus c’est gros, plus ça passe. Réagissons, soyons vigilants sur ce qui se prépare. Son futur combat, va être de taper sur Bertrand Delanoë. Non… pas pour la Mairie de Paris, Sarkozy est persuadé que la gauche va conserver la ville, mais parce que Bertrand Delanoë est susceptible de devenir l’un des hommes fort du PS…

 

Sarkozy voit loin, il est déjà en train de préparer 2012. Maintenant que sa popularité semble baisser, il est plus urgent de se trouver un adversaire : Espérons que nous serons capables, cette fois, de lui en trouver un à la hauteur de la tâche à accomplir…

par Franck Carreiras publié dans : Tribunes
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Mercredi 9 janvier 2008

Sarkozy-pr--sident.jpg
L’année 2007 est passée plus vite que son ombre. Marquée par une ascension Sarkozy qui n’est arrivée que par les mauvais choix de la gauche et ses batailles d’égo très amicalement matraquées par des médias engagés, 2007 a vu se produire l’exceptionnel au sens brut du terme. Après 5 ans d’échecs, de stupidités et de feux braqués sur Nicolas Sarkozy - qu’il avait lui-même allumé- les français qui voulaient la rupture ont voté la continuité, et la majeure partie de ceux qui ont voté pour la baisse de leur feuille d’impôts ne l’ont vu effective que pour les hauts revenus. Heureusement, il y a la vodka au G8, le bourrelet effacé dans la presse people et ” l’aventure ” Carla Bruni pour divertir la populace. Et discréditer cette fonction présidentielle que l’on entend renforcer. Parlera t-on de la dette et du déficit français, des fausses promesses de contrat pour accueillir un tyran, de la politique africaine calamiteuse du président (voire le fameux discours de Dakar)…

Autant d’incohérence dans les urnes s’explique par beaucoup d’erreurs dans les Etas-majors et une détermination à gagner sans scrupule pour le mensonge dans celui du vainqueur.

A gauche, le syndrome recommence. Les talents sont là et bien réels (sinon Sarkozy ne s’autoproclamerait pas RH du parti socialiste), les idées nombreuses et la volonté de justice sociale toujours réaffirmée. Mais les talents se heurtent au lieu de se reconnaître, les idées sont trop mélangées pour être lisibles et crédibles aux yeux des français, et la volonté de justice sociale est encore et toujours caricaturée en stricte contraire du développement économique. Après avoir focalisé les français, toujours sondés, sur les problèmes de couple de “François” et “Ségolène” au point de laminer les deux seuls autres candidats d’expérience, les médias nous servent la féroce croisade de Delanoë contre “Pierre” et “Ségolène”. Nous leur avons certes donné de la matière, mais les socialistes vont-ils laisser dire par d’autre qu’ils furent, sont et seront à jamais divisés, archaïques et pas prêts ?

Il faut se réveiller.

Et celà commence par rénover (ce mot tant à la mode) les pratiques et les discours. Sur l’Europe comme sur les grandes questions économiques et sociales, trop de positionnements sont pris uniquement pour aller dans le sens du vent, du mistral droitisation de la société à la tramontane rupture avec le capitalisme, trop de dirigants socialistes sacrifient l’intérêt de la victoire et la défense de leurs convictions à la quête du pouvoir ou de l’ascension personnelle. L’ascenseur social est en panne ; l’ascenseur de la rue Solférino, lui, est bien rempli. Au niveau du discours, bien que l’existence d’un tél débat soit contestée, il faut que les socialistes soient capables dire que les objectifs d’émancipation de l’Homme et de justice sociale qui sont prônés sont réalisables et qu’ils ne sont pas un frein à une économie stable et performante. Mauvais en campagne électorale, le PS et la gauche sont bien meilleurs que la droite aux responsabilités ; Pas parfaits mais meilleurs et on ne le dit pas assez. Il faut aussi dire que les vieilles lunes planificatrices ont un équivalent tout aussi destructeur qui s’appelle l’incompétence sur fond de libéralisme et d’autoritarisme. Que l’Europe n’est libérale que par les Hommes que l’on envoie à Strasbourg et dans les chancelleries et qu’elle doit jouer -sous l’impulsion des français mais aussi en respectant les autres traditions- pleinement son rôle de bouclier contre la financiarisation du capitalisme.

Les élections de 2008 seront une double occasion : Celle pour les français de dire, dans leur département comme dans leur ville, que la politique actuelle n’est pas celle promise et attendue. Celle pour les socialistes d’amorcer la reconquête, de montrer qu’on peut leur faire confiance et qu’ils sont à l’écoute des problématiques locales dont se déresponsabilise le gouvernement, notamment sur les questions de sécurité, de vivre ensemble.

Bonne année !

par Akli Le coq publié dans : Tribunes
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Mercredi 9 janvier 2008

"Nous n'irons pas à Versailles. Un référendum a rejeté le traité précédent. Un nouveau texte a été préparé. Il me paraît impossible que nous participions à la révision préalable de la Constitution dès lors que nous défendons la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire", a-t-il dit en présentant ses voeux à la presse.

La ratification du traité de Lisbonne doit se faire en plusieurs étapes: tout d'abord un projet de loi constitutionnelle pour réviser la Constitution examiné dans chaque chambre (le 15 à l'Assemblée, le 29 au Sénat) puis voté aux trois cinquièmes (des parlementaires présents) en Congrès, le 4 février.

L'absence des députés PS à Versailles ne compromettra en rien la révision constitutionnelle, puisque seuls les votes exprimés sont pris en compte.

En ce qui me concerne si je trouve le camouflet intéressant, je le regrette. Car ne pas venir voter c'est s'abstenir. Or, cette abstention n'est qu'une approbation à demi mot de la réforme. Le vrai acte démocratique aurait été d'être présent à ce vote et, à mon sens, que tous les députés PS votent non.
Comment peut on ensuite aller demander aux citoyens français de s'inscrire sur les listes électorales et d'aller voter ? Les militants vont dans les villes, les villages, les quartiers expliquer qu'il faut voter et au pire voter blanc, quelle crédibilité nous reste t il ?... Bel exemple que nous donnons aux français que celui de rester chez nous au lieu d'effectuer notre devoir civique.

par Guillaume Guiloineau publié dans : Tribunes
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Lundi 7 janvier 2008
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La semaine qui s'achève est marquée par la décision d'évaluer et de noter les ministres du gouvernement Fillon. En tant que socialiste il me paraît normal que l'évaluation des politiques publiques rentre dans les moeurs françaises ; bien entendu si cette évaluation vise à une meilleure qualité des services rendus à la population et à une meilleure gestion des deniers de l'Etat. Il n'est pas certain que ce soient les objectifs réellement poursuivis. Car pourquoi avoir choisi de faire en sorte que cette évaluation des politiques menées se confonde avec des individus, furent-ils au plus haut niveau des responsabilités étatiques ?

Sarkozy en s'appuyant sur un cabinet privé ne cherche-t-il pas à trouver des motifs de « licenciement » gouvernemental ? Les critères retenus relèvent de l'aberration la plus complète, on va juger si un ministre est compétent à partir des politiques menées depuis plusieurs mois voire plusieurs années et de surcroît initiées par ses prédécesseurs.

Les conséquences de cette mesure sont néfastes pour notre pays à plus d'un titre :
1/ Nous risquons d'assister à une foire d'empoigne des ministres mis en concurrence alors que ce pays a besoin non seulement d'évaluation mais surtout de transversalité entre les administrations ;
2/ Les chiffres communiqués par les ministères compétents pourront être maquillés à loisir afin d'améliorer leur image alors que la transparence était un engagement de campagne de Nicolas Sarkozy ;
3/ Alors que la pédagogie devrait prédominer, nous entrons dans l'ère de la simplification et de la démagogie selon Sarko, comme si un ministre pouvait rendre des comptes sur un système tout entier dont il n'est que le maillon ? par exemple Christine Boutin -ministre du logement- n'a-t-elle pas besoin de Bercy pour financer la construction de Logement sociaux ? Grotesque !!!

De plus, le principe d'équité voudrait que chaque ministre soit évalué selon des critères comparables. En quoi peut-on comparer le nombre de sans-papiers expulsé odieusement par un« HORTEFEUX » avec le nombre de logements construits par une « BOUTIN » ? Tout professionnel de l'évaluation se
baserait sur des éléments comparables faute de quoi je lui conseillerais de changer de métier.

Pour finir, les critères d'évaluation doivent se définir lors de l'établissement même d'un projet, et ce rôle d'évaluateur devrait être dévolu au parlement, oui dans un pays démocratiquement constitué, c'est aux représentants du peuple que le gouvernement devrait rendre des comptes. Mais avec cet omniprésident dans quelle démocratie vivons-nous aujourd'hui ???

Cette évaluation fait office de « gadget » au regard des problèmes fondamentaux rencontrés par les français les plus modestes. A l'heure où nous aurions besoin d'une approche de fonds pour régler tous nos problèmes, le président use et abuse d'artifices pour se maintenir.

Les élections municipales et cantonales approchent, et l'enjeu national finira par peser sur les enjeux locaux, à Cergy comme ailleurs les français sauront donner la note qu'il convient à Nicolas Sarkozy et à sa majorité, car n'est-elle pas là la vérité des chiffres ?
par Karim Chacal publié dans : Tribunes
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Dimanche 6 janvier 2008

"Sarko-constitution.jpg

Si Ségolène Royal avait été élue présidente de la République, nous aurions fait un référendum. Nicolas Sarkozy est sur une autre ligne, celle de ne pas organiser un référendum. Je déplore cette position et j'en prends acte"
, a souligné François Hollande.

Voici l'attitude consternante décidée par les instances dirigeantes du parti socialiste. Prendre acte et ne surtout pas réagir. On retrouve encore une fois dans ce cas cette attitude attentiste de spectateur de la vie publique du parti socialiste qui est tout sauf un parti d'opposition et de propositions.

Comment François Hollande peut il au nom de tous les socialistes renoncer, s'effacer devant Nicolas Sarkozy et ne pas réagir. Il est facile de déplorer mais plus dur d'agir et c'est dans l'action qu'on reconnait les chefs

De même les instances nationales bafouent le vote des français qui ont majoritairement votés contre le traité mais aussi le vote des militants socialistes qui ont majoritairement voté pour un projet dans lequel il était clairement demandé un retour aux urnes pour la ratification d'un nouveau traité européen.

On bafoue les français et la base militante pour le bien être d'une minorité de militants socialiste qui ont voté oui au référendum. Outre la petite revanche personnelle de ces leaders du oui qui ont du mal à digérer les résultats du suffrage universel,  on permet par cette action de ne pas parler du contenu d'un nouveau traité. Car c'est là qu'on attend le parti socialiste, demander un référendum et proposer ensuite quelque chose.... mais ça ... faut oublier.

Il reste encore la possibilité à ce qui reste de  parti socialiste de sortir la tête haute et reprendre du crédit auprès des français et de ses militants. Le parti doit soutenir l'action du Comité National pour un Référendum

Un soutient actif par une campagne médiatique et de terrain pour sensibiliser les citoyens mais aussi mettre la pression à l'ensemble des députés et sénateurs pour que le président de la république n'obtienne pas les 3/5 des suffrages exprimés pour la modification de la consitution française, passage obligé pour ratifier le nouveau traité européen.

Nous ne pouvons construire l'union européenne sans l'adhésion des peuples


Même si cette action ne réussi pas au moins le parti socialiste s'en sortira grandit et n'y perdra pas une fois de plus son âme.


Soyons un vrai parti d'opposition

Soyons un vrai parti de propositions

Soyons à l'écoute du peuple et des militants

Reconstruisons notre parti

Redevons socialistes

Attirons les Français



Guillaume

par Guillaume Guiloineau publié dans : Tribunes
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Lundi 17 décembre 2007
undefinedMadame, Mademoiselle, Monsieur, Chers Cergyssoises et Cergyssois, 

Les 9 et 16 mars 2008, vous choisirez un projet, une équipe et un maire pour conduire Cergy jusqu’en 2014.
Ce choix est important, il décidera de l’avenir de notre ville, il décidera de notre avenir et de celui de nos enfants. Ce choix nous concerne tous.

J’ai décidé de me présenter à nouveau devant vous, avec une équipe profondément renouvelée. Cette équipe, ouverte aux jeunes, représentative de notre diversité, accueillera des citoyennes et citoyens engagés dans notre ville et que vous côtoyez tous les jours dans vos quartiers. 

En 2001, vous avez fait confiance à l’équipe municipale que j’ai animée pendant sept ans. Sept années au cours desquelles, fidèles aux engagements que nous avions pris devant vous et dans le respect des valeurs de solidarité et de fraternité qui sont les nôtres, Cergy s’est transformée. 

Notre ville est devenue plus belle et plus attractive. De nombreuses et importantes rénovations de nos quartiers ont été réalisées ou sont en cours (Croix Petit, Sébille, Justice, Touleuses, Axe majeur…). La sécurité a été améliorée. Notre université et nos grandes écoles se sont affirmées. L’emploi s’est accru avec l’arrivée de nouvelles entreprises et de nouveaux commerces. La fréquence du RER A a été augmentée le week-end et, dès le 3 février, elle le sera dans la journée. De nouveaux logements ont été construits pour vous permettre de mieux vous loger et surtout pour permettre à nos jeunes de rester dans la ville où ils ont grandi. 

Notre ville est aussi devenue plus conviviale et plus citoyenne. De nouvelles manifestations culturelles et festives ont été créées. Et vous êtes encore davantage à vous engager dans les associations sportives, culturelles, sociales et de quartiers toujours plus nombreuses. 

Notre ville est devenue toujours plus solidaire. Notre jeunesse y tient aujourd’hui toute sa place comme nos anciens que nous accompagnons mieux. Notre ville est encore plus riche de la diversité de ses cultures. Nous avons affirmé avec force nos valeurs d’égalité et de citoyenneté, et combattu toutes les formes de précarité et de discriminations. 

Nous avons choisi de vivre ensemble dans le respect de nos différences et des valeurs de la République ! 

Bien des choses restent à faire. Nombre d’entre vous rencontrent des difficultés, parfois importantes, pour se loger, beaucoup ont du mal à boucler les fins de mois, trop de jeunes ont des difficultés à l’école ou pour trouver un premier emploi, encore trop de logements et quartiers subissent des dégradations, des nuisances et l’insécurité dans la vie quotidienne. 

Je veux que chacune et chacun d’entre vous aient un avenir et puissent « Vivre Cergy ». C’est le sens de mon engagement auprès de vous et celui de l’équipe municipale qui m’accompagnera. 

« Vivre Cergy », c’est pouvoir s’y loger et y travailler dans de bonnes conditions. C’est pouvoir élever ses enfants et leur donner l’éducation qui leur permettra d’avoir un emploi et de meilleures conditions de vie que nous. 

« Vivre Cergy », c’est pouvoir se déplacer dans la ville, y trouver des commerces attractifs, profiter des activités culturelles, sportives et associatives. C’est aussi bénéficier du magnifique cadre de vie qui nous est offert et que nous devons préserver en assurant le développement durable de notre ville. 

« Vivre Cergy », c’est partager un projet pour tous, affirmer nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité et les défendre face à ceux qui prônent l’exclusion et alimentent les peurs en opposant les Cergyssois les uns aux autres. 

« Vivre Cergy », c’est choisir de nous rassembler plutôt que de nous diviser, tout simplement parce que nous avons en commun d’aimer notre ville. 

Dès le début de mois de janvier, je viendrai à votre rencontre avec celles et ceux qui porteront avec moi ce projet pour Cergy, directement chez vous et dans les six quartiers de notre ville. Dès à présent, je vous invite à me contacter sur mon site dominiquelefebvre.fr. Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année pleines d’énergies et vous donne rendez- vous en 2008 pour continuer à avancer ensemble pour notre ville, Cergy. 

Fidèlement à vous et à Cergy,

Votre Maire

Dominique Lefebvre

par Parti Socialiste de Cergy publié dans : Tribunes
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